Sophie Calle au Musée de la Chasse et de la Nature : quand l’art contemporain s’invite à l’Hôtel de Guénégaud.

  • 12/01/2018

Intitulée « Beau doublé Monsieur le Marquis », une exposition présentée au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris jusqu’au 11 février propose aux visiteurs d’évoluer parmi les collections permanentes animées d’installations de l’artiste française Sophie Calle et de son invitée Serena Carone.

 

Création de la Fondation François Sommer, le musée de la Chasse et de la Nature (Paris IIe) regroupe un ensemble d’œuvres (tableaux, sculptures, tapisseries, mobilier, pièce d’orfèvrerie, armes anciennes, photographies, vidéos) de toutes époques sur le thème de la Chasse et de la Nature. Les salles, où une collection d'animaux naturalisés est présentée suivant un parcours pédagogique, offrent aux visiteurs des toiles d’Oudry, Snyders, Rubens, ou Cranach, des bronzes de Mêne ou Barye, des pièces de Lunéville, Strasbourg ou encore de la manufacture Royale de Sèvres.

Le musée présente jusqu’au 11 février une exposition intitulée « Beau doublé Monsieur le Marquis »  qui propose aux visiteurs d’évoluer parmi les collections permanentes animées d’installations de l’artiste française Sophie Calle et de son invitée Serena Carone.

 

Sonia Voss, commissaire de l’exposition, spécialisée dans la photographie a choisi Sophie Calle, non pas pour sa passion pour la chasse, mais en établissant un parallèle avec la démarche de filature d’inconnus par l’artiste, forme de chasse à l’homme, et à cause de sa collection personnelle d’animaux naturalisés. Au sein d’un musée où des histoires se racontent, Sophie Calle, dont la démarche consiste aussi à recueillir des témoignages, créant des passerelles entre vie et art, a pris plaisir à « s’insérer dans le décor et trouver sa place », comme elle l’indique dans un témoignage vidéo disponible sur le site du musée. Chaque pièce est assortie d’un témoignage écrit de la vie de l’artiste, créant une compilation représentative de sa démarche qui associe image et narration.

 

Elle a par ailleurs invité son amie sculptrice Serena Carone qui propose des trompes l’œil et sculptures dans les différentes salles d’un plafond recouvert de chauve-souris en passant par une peau d’ours, répondant à l’ours mascotte du musée, pour finir par l’œuvre en cire intitulée « Contagion » figurant des peaux de saumons et répondant à un film de Sophie Calle où l’artiste interroge son poissonnier dans le but de retrouver l’inspiration perdue à la mort de son père. Les deux artistes synthétisent cette collaboration à travers le gisant de Sophie Calle réalisé en faïence par Serena Carone, écho du travail de Calle autour des tombeaux et de la disparition. Le gisant est entouré d’une partie de la collection d’animaux naturalisés de l’artiste.

 

Cette exposition est un voyage étonnant et réussi à travers nature, arts décoratifs traditionnels et art contemporain. L’équipe de Quel marteau vous recommande ce détour hors du temps dans le quartier du Marais à Paris.

 

Quel marteau recommande Sophie Calle aux enchères.

Les œuvres de l’artiste rencontrent un réel succès aux enchères. Notons quelques résultats de vente pour 2017 où les collectionneurs se sont arraché plusieurs pièces. Ainsi à l’automne chez Artcurial, un tirage photographique de la série les tombes « Brother » atteignait 2400 €, alors qu’une série de clichés réalisés par l’artiste alors qu’elle s’était faite engager comme femme de chambre dans un grand hôtel de Venise était adjugé 18000 € par Christie’s. A New-York encore, les commissaires-priseurs de chez Sotheby’s vendaient 13000 dollars deux cibachromes intitulés « Dream Wedding » de la série des histoires vraies.


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