Les ventes d’atelier : une tradition des enchères

  • 02/02/2018

Ce mercredi 23 janvier à l’Hôtel des ventes de Drouot, la maison de ventes Ader Paris s’est penchée sur les fonds de deux artistes : Georges Henri Pescadère, contemporain de Pablo Picasso et Claude Venard ; et Vladimir Tomilovsky, peintre paysagiste russe. Au cours de cette « vente d’atelier », avec des estimations entre 150 et 1500 €, les collectionneurs ont saisi l’occasion parfaite d’acquérir une œuvre cubiste dans la mouvance de Picasso ou de charmants paysages figurant la région du lac Baïkal. Citons « Les deux amies » dont les enchères se sont envolées à 8125 € pour une estimation à 600-800€.

Ces ventes de fonds d’atelier ont le vent en poupe depuis quelques années. Dans une interview accordée à Antiquités Brocantes, Maître Charlotte Van Gaver de l’étude Chayette-Cheval notait une forte progression de ces ventes depuis 2010. La pratique est cependant  séculaire. Citons la vente du fonds d’atelier d’Eugène Delacroix en 1864 ou encore, plus près de nous, les ventes réalisées à partir de 1975 au sein de la maison de ventes aux enchères parisienne Millon et Associés, par Maître Claude Robert. Des ventes qui ont permis de révéler des artistes tels que Léon Tutundjian, Lucien Coutaud, Henri Lebasque ou encore Edmond Heuzé. L’étude, aujourd’hui a conservé cette tradition et continue d’organiser ces ventes particulières.

Au cours d’une vente d’atelier, le commissaire-priseur se fait le garant de la transmission de l’œuvre d’un artiste et de son message. Par les enchères il met cette œuvre en valeur et permet sa circulation, révélant des peintres ou des sculpteurs méconnus, oubliés, parfois prestigieux. En apportant leur soutien et leur puissance commerciale aux artistes, leurs héritiers ou leurs ayant-droits, les maisons de ventes aux enchères ont ainsi parfois permis de sauver de l’oubli des fonds qui les avaient touchés.

Dans ces ventes, assorties d’un catalogue où la vie de l’artiste et son engagement sont décryptés, les pièces dispersées sont assorties de garanties de provenance et d’authenticité, à même de rassurer les collectionneurs. Le cachet d’atelier très souvent apposé offre une réelle traçabilité, et une garantie sérieuse pour l’acheteur.

La vente d’atelier c’est enfin l’occasion d’acquérir une pièce à prix raisonnable. Les estimations sont abordables et parfois de bonnes affaires peuvent se conclure. Comme lors de la vente du fonds d’atelier d’André Derain en 2002, organisée par les commissaires-priseurs de Saint-Germain-en-Laye qui ont pu adjuger près de 4000 œuvres dessins ou sculptures à partir de.. Des prix dont ont probablement profité les professionnels du marché !

Des amateurs de ventes d’atelier ont déjà fait confiance à Quel marteau pour dénicher le bon commissaire-priseur et revendre de charmants dessins animaliers réalisés par l’artiste André Margat, illustrateur, graveur, laqueur, membre du groupe des Douze avec François Pompon ou Paul Jouve.

Le conseil de Quel marteau :

Laissez-vous tenter par des pièces inédites sur le marché des enchères : elles vous feront voyager dans l’univers d’artistes touchants et aux histoires variées.

Vous avez hérité d’un fonds d’atelier ? Connectez-vous sur Quel marteau et trouvez le commissaire-priseur qui vous convient pour remettre l’artiste à l’honneur.


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