René Boivin, histoire d’une joaillerie originale et audacieuse

  • 09/02/2018

Il ne fallait pas manquer aujourd’hui 9 février 2018, sous le marteau de Maître Charlotte Van Gaver, étude Chayette-Cheval, assistée du cabinet d’experts Diamantiques, la dispersion d’un écrin comprenant six pièces exceptionnelles réalisées par la maison René Boivin.

 

Issu d’une grande famille de drapiers, René Boivin est formé par son frère à la fin du XIXe siècle et s’installe à Paris, rue de Turbigo en 1893. Cette même année, il épouse la sœur du créateur Paul Poiret, Jeanne, avec qui il va révolutionner l’univers de la joaillerie du début du XXe siècle. A l’époque où le goût est à la brillance et à la surcharge, René Boivin innove. Cet amateur d’art s’inspire à la fois de l’art Déco, de l’art Abstrait, du Cubisme ou de l’Antiquité, utilisant des matières brutes ou créant à partir de bijoux anciens amenés par ses clientes. La maison Boivin met en lumière avant l’heure les pierres fines telles que la citrine, les péridots ou l’améthyste.

 

Après sa disparition prématurée en 1917, Jeanne Boivin et sa fille Germaine reprennent la maison et vont écrire une histoire de joaillerie exceptionnelle et féminine. Jeanne fait d’abord appel à une jeune dessinatrice Suzanne Belperron. Avec elle, la maison Boivin prend un virage déterminant, délaissant les lignes de l’Art Déco pour plus de courbes et de mouvements, des créations plus féminines. En 1931, c’est Juliette Moutard qui insuffle un vent de nouveauté dans les créations de la maison. Les pièces sont alors inspirées du bestiaire, de la mer ou des coquillages. C’est en 1936 que Juliette Moutard dessine une broche articulée dite « Broche étoile de mer » pour la comédienne Claudette Colbert.

 

C’est un exemplaire de cette broche qui s’est envolé aujourd’hui sous le marteau de Charlotte Van Gaver à 296100 €, atteignant un nouveau record.

 

Extrait du catalogue de la vente :

Lot 42 : René Boivin, modèle « Etoile de mer » Broche en forme d’étoile de mer à cinq branches articulées en or jaune 18K (750°/00), centrée d’un cabochon de rubis en serti clos. Chaque branche est pavée d’améthystes rondes taillées en brillant, serti à grains, rehaussées de quatorze rubis cabochons ovales de taille dégressive, en serti clos. A l’arrière, un système à deux branches, et fermoir pompe zop. Signée « René Boivin Paris » sur la barre du clip, poinçon de Maître difficilement déchiffrable, probablement de Charles Profilet. Travail de René Boivin, sur un dessin de 1937 de Juliette Moutard.

 

Les amateurs se sont aussi arraché les cinq autres pièces pour un montant de plus de 51000 €. Ces pièces datant d’avant les années 50, pour la plupart non-signées, sont extrêmement prisées par les amateurs. Notons que la très chic Madame Boivin trouvait vulgaire de signer ses bijoux.

 

Le conseil de Quel marteau :

 

« Diamonds are a girl’s best friend » chantait Marilyn Monroe. Bijoux précieux et diamants sont en effet des valeurs sûres, dans lesquelles il est judicieux d’investir. Croqueuses de bijoux, achetez et vendez au gré de vos goûts et selon les modes. Messieurs, ne perdez pas l’occasion de faire plaisir à l’approche de la Saint-Valentin. Quel marteau et son réseau de commissaires-priseurs vous aideront à estimer et vendre au mieux votre écrin.

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Crédit photo : Chayette-Cheval, Charlotte van Gaver commissaire-priseur 


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